Instruments et équipements
Équipements minimaux obligatoires selon les conditions de vol.
Un avion léger ne transporte jamais tout à fait le même équipement d'un vol à l'autre : un tour de piste par beau temps et une traversée maritime de nuit n'exigent pas la même liste. Ce module détaille l'équipement de base attendu sur tout vol, puis ce que chaque condition particulière — nuit, altitude, eau, IFR — vient y ajouter.
L'équipement minimal recommandé
Sur tout vol, quel qu'il soit, il est recommandé de disposer au minimum d'une trousse de premiers secours accessible, d'un extincteur portable n'émettant pas de substance toxique, d'un siège et d'une ceinture ou d'un harnais pour chaque occupant, du manuel de vol et des documents requis par l'autorité de certification, des cartes à jour couvrant la route prévue et tout déroutement possible, ainsi que de fusibles électriques de rechange accessibles en vol.
Les instruments requis en VFR et en IFR
| Instrument | VFR | IFR |
|---|---|---|
| Compas magnétique | ✓ | ✓ |
| Montre précise (heures, minutes, secondes) | ✓ | ✓ |
| Altimètre sensible | ✓ | ✓ (non à tambour) |
| Anémomètre (ASI) | ✓ | ✓ (avec anti-givrage) |
| Indicateur de virage et d'inclinaison | — | ✓ |
| Indicateur de cap (gyroscopique) | — | ✓ |
| Témoin de panne d'alimentation gyroscopique | — | ✓ |
| Indicateur de température extérieure | — | ✓ |
| Variomètre (badin vertical) | — | ✓ |
En résumé, le vol IFR reprend les quatre instruments de base du VFR (compas, montre, altimètre, anémomètre), mais y ajoute tout ce qui permet de maintenir l'assiette et le cap sans référence visuelle extérieure.
Les instruments ajoutés pour l'IFR (virage/inclinaison, cap, alerte de panne gyroscopique, température extérieure, variomètre) sont précisément ceux qui remplacent l'horizon visuel absent en conditions instrumentales — ce lien logique est plus facile à retenir que la liste brute.
Les vols au-dessus de l'eau
Un avion monomoteur volant au-dessus de l'eau au-delà de la distance de plané depuis la côte doit avoir à bord un gilet de sauvetage par occupant, rangé à portée immédiate de son utilisateur. Au-delà de 93 km (50 NM) de toute côte, cette obligation s'étend à tous les aéronefs, quel que soit le nombre de moteurs. Au-delà de 185 km (100 NM) pour un monomoteur, ou 370 km (200 NM) pour un multimoteur, des canots de sauvetage équipés de signaux pyrotechniques et de matériel de survie deviennent également nécessaires.
Les vols en altitude
Tout vol prévu au-delà de 10 000 ft doit disposer d'un équipement d'oxygène adapté. Pour un aéronef pressurisé volant au-delà de 25 000 ft, un dispositif d'alerte signalant toute perte de pression dangereuse devient également obligatoire.
Le vol de nuit
Un vol de nuit reprend l'intégralité de l'équipement IFR, complété par un feu d'atterrissage, l'éclairage de tous les instruments et équipements essentiels, un éclairage de la cabine, et une lampe torche électrique à la disposition de chaque membre d'équipage.
L'émetteur de localisation d'urgence (ELT)
Il est recommandé que tout aéronef effectuant des vols prolongés au-dessus de l'eau, ou survolant certaines zones terrestres désignées comme particulièrement difficiles pour une recherche et un sauvetage, emporte un émetteur de localisation d'urgence automatique — un appareil qui transmet un signal de détresse dès qu'il détecte une décélération brutale caractéristique d'un accident.
En cas de doute sur l'équipement réellement exigé pour un vol donné, la référence à consulter est toujours la liste d'équipement minimal (MEL) propre à l'aéronef et à l'autorité de certification concernée — jamais une liste générique apprise de mémoire, qui ne remplace pas la documentation officielle de l'appareil.
AElog permet de noter la date de péremption de la batterie de votre ELT à côté de vos vols — un repère simple pour ne jamais la laisser expirer sans vous en rendre compte.
Vous préparez un vol de nuit, à bord d'un monomoteur, au-dessus de la mer, à 60 NM de toute côte. Au-delà de l'équipement minimal habituel, quel équipement supplémentaire devez-vous vérifier ?
Vol de nuit : ajouter feu d'atterrissage, éclairage des instruments et de la cabine, et lampe torche pour chaque membre d'équipage.
Vol au-dessus de l'eau à 60 NM (soit plus de 50 NM) : un gilet de sauvetage devient obligatoire pour chaque occupant, quel que soit le nombre de moteurs.
Vérifier si 60 NM dépasse également le seuil de 100 NM pour un monomoteur : ce n'est pas le cas ici, donc un canot de sauvetage n'est pas requis par ce seul critère.
Ce vol nécessite donc l'équipement minimal habituel, complété par l'équipement de vol de nuit complet et un gilet de sauvetage par occupant — mais pas de canot de sauvetage, la distance restant sous le seuil des 100 NM.
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Au-delà de quelle altitude un équipement d'oxygène devient-il nécessaire ?
Tout vol prévu au-delà de 10 000 ft doit disposer d'un équipement d'oxygène adapté.
Qu'exige un vol monomoteur au-dessus de l'eau, au-delà de la distance de plané depuis la côte ?
Au-delà de la distance de plané depuis la côte, un monomoteur volant au-dessus de l'eau doit avoir un gilet de sauvetage par occupant.
Lequel de ces instruments est requis pour l'IFR mais pas pour le VFR ?
L'indicateur de virage et d'inclinaison fait partie des instruments supplémentaires exigés en IFR, absents de la liste VFR de base.
Quel équipement un vol de nuit ajoute-t-il, en plus de l'équipement IFR complet ?
Un vol de nuit reprend l'équipement IFR complet et y ajoute un feu d'atterrissage, l'éclairage des instruments et de la cabine, et une lampe torche pour chaque membre d'équipage.